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Les souvenirs d'antan...

Les croix : Elles se dressent, fièrement ou humblement, silhouettes immobiles, ne baissant jamais les bras, défiant le temps, le brouillard et les vents.
Leur côté revers, tourné vers un passé glorieux, animé par la foi, animé par les foires, où une intense activité régnait, rythmée par les saisons et par le pas lourd et cadencé des bœufs tirant les chars de foin.
En été, durant les fenaisons, la campagne présailloune résonnait de cris, de rires et de chants. Les chemins s’égayaient de fêtes religieuses avec leurs longues processions et toutes les confréries précédées de leurs croix et leurs bannières, enfants de Marie (jeunes filles), mères chrétiennes, pénitents blancs. Derrière les confréries marchaient le curé paré de ses plus beaux habits et les enfants de chœur.

La « reboule » marquait la fin des fenaisons. Tous ceux qui avaient participé aux travaux de la ferme étaient invités par la patronne à venir déguster le gros coq de la reboule qu’elle avait engraissé spécialement pour cette occasion.
Lors des « reinage » (fête de la paroisse), à dîner, on recevait toute la parentèle, on partageait la fouace, et le soir on dansait un « branle » dans la grange. Les moments de rencontre étaient rares et appréciés, on se réunissait pour la « tuade » du cochon, on se rencontrait sur le marché du Monastier le mardi, on se retrouvait à la foire de Vachères, très renommée.
Même en hiver la vie n’était pas monotone. Lors des veillées, on se racontait tout ce qui se passait au village et ailleurs. Dans la journée les femmes faisaient les fromages ou de la dentelle, les hommes travaillaient le bois, fabricant meubles, chars et outils.
Aujourd’hui, les croix, leur côté avers, rongé par la mousse, font face à ce présent qui chasse l’habitant.
Nous étions plus de mille, nous voilà presque cent. La quiétude a remplacé l’agitation, et les ruines gangrènent les maisons. Seules les croix, ancrées dans la foi, nous rappellent qu’autrefois Présailles était une commune importante et pleine de vie.

Sources : souvenirs d’une Présailloune.
En savoir plus : par les photographies du livre « Haute-Loire d’autrefois » de Jean Peyrard Editions Horvath-Roanne
Ce livre est consultable à la bibliothèque du Monastier-sur-Gazeille.